Tshopo : Pour la restitution de la campagne de consultation populaire “Congo Tolingi”

Tshopo : Pour la restitution de la campagne de consultation populaire “Congo Tolingi”

Le contrat social bientôt à la disposition des candidats aux élections législatives à Kisangani. L’organisation Pona Congo a organisé ce lundi 09 octobre 2023, une conférence de presse pour la restitution des résultats de la campagne Congo Tolingi à l’espace américain dans la bibliothèque centrale de l’Université de Kisangani (Unikis). Il était question au cours de cette activité, de présenter aux participants les résultats de la campagne de consultation populaire (Congo Tolingi) organisée au mois de juin dernier.

Lambert Bakonda, point focal du Réseau Pona Congo dans la Tshopo a présenté le rapport final de cette campagne populaire avant de préciser que le contrat social sera signé par les candidats aux élections législatives de décembre 2023.

“Nous avons obtenu les résultats selon lequel rien ne va dans notre pays. Il faut nous impliquer pour arriver à changer les choses et pour y arriver, ça nous demander de nous approprier ces résultats de consultation. Ce contrat social pour imposer aux candidats qui peuvent venir vers nous demander nos voix et ça sera une occasion pour nous de leur proposer notre cahier de charge afin que le prochain mandat puisse être un mandat qui peut nous amener un changement”, a-t-il souligné.

À l’en croire, le cahier de charge consiste ici devoir les problèmes qui touchent la population et les regrouper selon les thématiques. “Nous avons mis l’accent sur le social, politique, ledearship, éducation électorale”, a-t-il renchéri.

Plus de 200 rencontres citoyennes ont été organisées dans les 24 communes de Kinshasa, dans 34 des 35 villes du pays, dans plusieurs territoires ainsi que dans la diaspora. Plus de 1300 points focaux ont été identifiés, renforcés, formés, mis en réseau et coordonnés. Ces 1300 citoyennes et citoyens engagés ont porté les rencontres citoyennes. Des tribunes d’expression citoyennes ont été organisées avec les mamans maraîchères, les chauffeurs de taxi et de moto, les personnes en situation de handicap, les étudiants ainsi que la diaspora dans les villes de Bruxelles et Paris.

A l’issu de ces travaux, il ressort que 85 % des Congolaises et des Congolais consultés croient que, de manière générale, le Congo n’est pas bien géré : « Les agents et fonctionnaires de l’État souffrent d’un mauvais traitement. Ils reçoivent des miettes. Parce que les dirigeants sont des égoïstes, ils ne visent que leurs intérêts ; 79 % des Congolaises et des Congolais consultés pensent que la corruption fait partie des grands maux qui rongent le Congo : « La corruption est partout, même à l’hôpital et surtout dans l’enseignement. Ici tout s’achète » ; 79 % des Congolaises et des Congolais consultés considèrent la situation économique actuelle comme particulièrement mauvaise : « Nous ne produisons presque rien et le peu que nous produisons pourrit par manque de routes d’évacuation. Tout est devenu cher, sur le plan économique, il vaut mieux l’époque de Kabila que celle d’aujourd’hui » ; 79 % des Congolaises et des Congolais consultés pensent que l’entreprenariat local n’est pas suffisamment considéré: « Les étrangers et les nantis sont les plus nombreux, si pas les seuls, à bénéficier de ce dont les véritables entrepreneurs locaux devraient bénéficier » ; 78 % des Congolaises et des Congolais consultés pensent que l’amélioration de la situation sociale n’est pas au cœur de l’engagement des gouvernants tandis que 81% pensent que l’amélioration de la situation sociale n’est pas au cœur de l’engagement des partis politiques, toutes tendances confondues, aujourd’hui : « La misère croît au jour le jour. Il y a une grande inégalité sur la situation salariale » ;
77 % des Congolaises et des Congolais consultés croient que les élections sont une bonne chose pour la RDC pendant que le reste croient au contraire : « Ça n’apporte rien au développement du pays au contraire ça nous amène à des contestations et contestations… Il faut une dictature éclairée » ;

75 % des Congolaises et des Congolais consultés pensent que depuis 2006, la majorité des dirigeants proclamés ne sont pas ceux qui ont été choisis réellement par les électeurs ;
74 % des Congolaises et des Congolais consultés croient que la démocratie est une bonne chose pour la RDC, tandis que 85 % des consultés croient en même temps que depuis l’avènement de la démocratie, la situation générale du pays ne s’est pas améliorée : « La violation de la constitution se fait même par les autorités qui devraient être les premières à la respecter » ;
76 % des Congolaises et des Congolais consultésne perçoivent pas le processus électoral en cours comme étant suffisamment transparent : « Pas du tout, du fait que la classe politique ne s’accorde pas : premièrement sur le choix des animateurs de la CENI, et deuxièmement: le fichier électoral est toujours contesté »

73 % des Congolaises et des Congolais consultés pensent que la sécurité n’est pas au cœur des préoccupations des dirigeants : « Nous sommes massacrés chaque jour et les autorités n’ont pas le temps de se rendre sur terrain pour se rendre compte de la réalité » ;
73 % des Congolaises et des Congolais consultés pensent que l’administration de la justice est très mauvaise : « Le fait que la justice a toujours été rendu en faveur du coupable parce qu’il a donné l’argent montre la suffisance que la justice au Congo est monnayée » ;
50% des Congolaises et des Congolais consultés pensent que le gouvernement accorde suffisamment d’importance à la question de l’éducation tandis que 71% pensent que la mise en œuvre de la gratuité n’a pas été bien faite.

Le réseau Pona Congo œuvre sur l’engagement, responsabilités, l’auto prise en charge et l’unité du peuple congolais.

Signalons que cette campagne de signature de contrat social sera exécuté dans toutes les provinces de la République démocratique du Congo.

Blaise Mussa/Lumière News

La Rédaction
+243850710634

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