
Tshopo | la Grande Orientale contribue à la future Politique Nationale de la Faune Sauvage
Du 9 au 11 septembre 2025, la ville de Kisangani a accueilli un atelier interprovincial de consultations sur la réforme de la gestion durable de la faune sauvage en République Démocratique du Congo. Organisé par le ministère de l’Environnement avec l’appui technique et financier de la FAO, cet atelier a rassemblé des délégués de trois provinces de la Grande Orientale, à savoir le Haut-Uelé, le Bas-Uelé et la Tshopo.
Les participants, issus des services techniques de l’État, de la société civile, des communautés locales et des peuples autochtones, du monde scientifique, du secteur privé et des partenaires, ont travaillé à l’appropriation provinciale de la future Politique Nationale de la Faune Sauvage (PNFS) et à la formulation de recommandations concrètes pour sa mise en œuvre.
À l’issue de trois jours de travaux, les groupes ont proposé plusieurs recommandations :
1. Renforcement du cadre juridique et institutionnel : adaptation des textes existants à la Constitution, création de juridictions spécialisées, mise en place d’un organe national de suivi et évaluation, et encadrement de la transhumance.
2. Valorisation économique et développement durable : création d’un fonds national dédié à la PNFS, promotion de l’écotourisme et de filières alternatives à la viande de brousse (aulacodes, artisanat), réhabilitation et peuplement des jardins zoologiques, valorisation des musées et promotion des ressources fauniques.
3. Appropriation, inclusion et sensibilisation : vulgarisation de la politique en langues nationales, intégration de l’éducation environnementale dans le système scolaire, création de cliniques vétérinaires dans les parcs, implication des communautés locales et des peuples autochtones, mise en place de cadres de concertation locaux.
4. Suivi et crédibilisation : mise en place de mécanismes de suivi-évaluation, encouragement de l’observation indépendante, restauration des sanctions, création de tribunaux spéciaux et accompagnement politique, technique et logistique.
La cérémonie de clôture, présidée par Maître Lambert Anyakango, directeur de cabinet de la ministre provinciale de l’Environnement, a été l’occasion de féliciter les participants pour la qualité de leur travail et de les encourager à restituer les conclusions auprès de leurs services, institutions et organisations respectives.
Au nom de tous les participants, le Professeur Frank Bapeamoni a déclaré :
” Il y a des choses que nous avons héritées traditionnellement, d’autres que nous avons héritées de nos colons, mais aujourd’hui nous parlons de la réforme. Tout ce que nous venons de dire ici émane de nous et nous engage. Nous pensons que ces recommandations vont réellement résoudre nos problèmes. Nos recommandations reflètent nos réalités”
Les recommandations issues de Kisangani serviront, avec les contributions des autres provinces, à finaliser une Politique Nationale de la Faune Sauvage cohérente, adaptée aux réalités locales et ambitieuse pour la conservation durable de la biodiversité congolaise.
Omar MULENDE
Rédaction
+243852402006

