RDC : Doudou Fwamba, pilier de la stabilité financière malgré les vents contraires, dit Maximilien Kanyinda

RDC : Doudou Fwamba, pilier de la stabilité financière malgré les vents contraires, dit Maximilien Kanyinda

Dans un contexte économique et sécuritaire particulièrement tendu, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, s’impose, pour certains observateurs et acteurs politiques, comme l’un des artisans majeurs de la résilience financière de la République démocratique du Congo depuis son accession à ce poste.

C’est sur un plateau de télévision à Kinshasa que Maximilien Kanyinda, secrétaire exécutif de l’UDPS Lukunga, a fait savoir que, soutenu au sein de la majorité, notamment par des cadres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le ministre bénéficie d’une image de gestionnaire rigoureux.

« À ce jour, il incarne l’un des meilleurs profils ayant dirigé les finances publiques depuis l’indépendance », affirment plusieurs voix proches du pouvoir, saluant un parcours marqué par l’absence de scandales liés à la corruption ou aux détournements de fonds.

Une gestion sous pression multidimensionnelle

Depuis plus de deux ans, la politique budgétaire de la RDC évolue dans un environnement contraint, dominé par trois facteurs majeurs. D’abord, les conflits armés persistants dans l’Est du pays continuent de peser lourdement sur les finances publiques. Une part significative des ressources mobilisées est orientée vers l’effort de guerre, limitant les marges de manœuvre pour d’autres secteurs prioritaires.

Ensuite, la suspension, début 2025, de certaines activités minières liées au cobalt a entraîné une chute estimée à 22 % des recettes dans ce secteur stratégique. Une situation qui aurait pu fragiliser davantage l’équilibre budgétaire, mais qui, selon les autorités, a été contenue grâce à des arbitrages jugés efficaces.

Enfin, l’amélioration du taux de change observée entre août et septembre 2025, bien que favorable au pouvoir d’achat, a paradoxalement réduit les recettes publiques de plus de 33 % par rapport aux prévisions initiales. Cette évolution a mis en lumière la complexité des mécanismes économiques auxquels fait face le pays.

Cap maintenu malgré les turbulences

Malgré ces défis, le ministère des Finances affirme avoir évité un déficit budgétaire sur l’exercice écoulé, un résultat que ses partisans attribuent à une discipline financière accrue et à une gestion prudente des dépenses publiques.

Dans cette dynamique, le rôle du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est également mis en avant. Celui-ci prône une gouvernance axée sur la compétence et l’efficacité, une ligne que ses soutiens estiment reflétée dans le choix de ses collaborateurs clés.

Une conjoncture internationale à surveiller

À ces contraintes internes s’ajoutent des incertitudes extérieures, notamment les tensions géopolitiques internationales, comme le conflit entre Israël et l’Iran, susceptibles d’impacter les marchés et, indirectement, l’économie congolaise.

Malgré tout, certains signaux de stabilisation commencent à apparaître, laissant entrevoir une possible amélioration progressive de la situation économique.

Entre reconnaissance et attentes

Si le bilan du ministre des Finances suscite des appréciations positives dans certains cercles, les attentes restent élevées, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et la consolidation de la croissance économique.

Dans un pays où les défis structurels demeurent importants, la capacité à maintenir l’équilibre entre rigueur budgétaire et réponses sociales sera déterminante pour la suite du mandat.

Blaise MUSSA

Rédaction
+243852402006

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