RDC : La protection et les droits de l’enfant élevés au rang de priorité nationale absolue

RDC : La protection et les droits de l’enfant élevés au rang de priorité nationale absolue

À l’occasion de la Journée internationale de l’enfant africain, célébrée ce mardi 16 juin 2026, la République Démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé avec force son engagement à placer la jeunesse au cœur du développement de la nation. Lors d’un discours officiel prononcé à l’Institut Technique Commercial (ITC) de la commune rurale de Maluku, la ministre du Genre, Famille Enfant, Micheline Ombae Kalama, a fixé le cap d’un tournant politique et social majeur. Ce programme est placé sous le haut patronage du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et soutenu par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Cinquante ans après le massacre des écoliers noirs de Soweto le 16 juin 1976, cette commémoration a réuni un parterre de personnalités de premier plan, notamment la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, ainsi que de nombreuses autorités éducatives et municipales. En guise de soutien concret, la ministre a remis des fournitures à plusieurs élèves et octroyé des dons ciblés à cinq écoles locales, comprenant des serviettes hygiéniques, des poubelles, du matériel d’entretien (machettes, bassins), des bidons et du savon liquide.

Pour cette édition 2026, la RDC aligne son action sur le thème continental : « Garantir l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants d’Afrique ».
Sur le plan national, les autorités ont choisi de mettre l’accent sur la « planification et budgétisation du droit de l’enfant : l’avenir de nos enfants passe par un engagement commun ».

Ces orientations croisées imposent désormais une évaluation stricte des programmes de protection. Dans cette optique, la « Quinzaine de l’enfant africain » a débuté par un plaidoyer direct mené par des enfants reporters auprès de l’Assemblée nationale. Ces jeunes délégués ont interpellé les députés sur les mesures légales indispensables pour garantir un accès universel à l’eau et à l’assainissement, des services qui demeurent critiques pour des millions de foyers congolais.

Face aux inégalités criantes entre zones urbaines et rurales, le gouvernement a défini une stratégie nationale globale. L’objectif est ambitieux : assurer un accès universel, sûr et financièrement viable à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2035. Ce plan d’urgence prévoit la réhabilitation prioritaire des infrastructures hydrauliques et sanitaires dans les écoles et les centres de santé à travers le pays.

La ministre a chaleureusement salué l’engagement des députés nationaux qui, lors de la plénière du 10 juin dernier, ont manifesté leur ferme volonté d’allouer des ressources financières substantielles aux programmes liés à l’enfance, permettant ainsi aux jeunes de devenir de véritables acteurs de changement.

Le cadre institutionnel congolais a connu des progrès significatifs au cours des derniers mois, portés par deux jalons historiques rappelés par la ministre :
•3 décembre 2025 : Validation de la nouvelle Politique Nationale de l’Enfant par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, servant désormais de boussole stratégique aux institutions.
•24 février 2026 : Lancement officiel de la mise en œuvre de cette politique, qui prévoit le déploiement progressif de structures de participation de l’enfant sur toute l’étendue du territoire national.

« Protéger un enfant, c’est protéger la République elle-même », a martelé la ministre en guise de conclusion, rappelant que l’investissement dans la jeunesse demeure la clé de voûte pour bâtir l’État de demain.

Élie Basumbikwa

Rédaction
+243852402006

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