Tshopo : ‘Il est essentiel que les pouvoirs publics mettent en place des mécanismes permettant à toutes les femmes d’accéder facilement à la justice’, déclare Claudine Bela de la CNDH.”

Tshopo : ‘Il est essentiel que les pouvoirs publics mettent en place des mécanismes permettant à toutes les femmes d’accéder facilement à la justice’, déclare Claudine Bela de la CNDH.”

Chaque année, le mois de mars est dédié aux femmes pour célébrer et défendre leurs droits. C’est un moment où cette lutte est particulièrement mise en avant par ces dernières.

Selon Claudine Béla, coordinatrice de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), il est essentiel que les pouvoirs publics mettent en place des mécanismes permettant à toutes les femmes d’accéder facilement à la justice. Il faut éliminer tous les frais liés aux justiciables pour les femmes et les jeunes filles.

Face à la situation sécuritaire actuelle de notre pays, de nombreuses femmes sont victimes et exposées à divers dangers et violences. Des actions doivent donc être entreprises pour protéger ces femmes contre toute forme d’abus et de violence, notamment par la mise en place de lois appropriées. Cette responsabilité revient à l’État congolais. Cette année, l’accent sera mis sur des actions concrètes.

Claudine Béla souligne que la lutte pour l’égalité des chances entre hommes et femmes dure depuis plusieurs années, avec déjà plusieurs résultats positifs obtenus. Parmi ceux-ci : l’insertion de l’article 14 dans la Constitution du pays (loi de mise en œuvre de la parité), la loi sanctionnant les violences sexuelles et d’autres avancées au niveau international, comme l’adoption d’une résolution aux Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, résultat de plusieurs plaidoyers.

Elle affirme que le premier à agir doit être le pouvoir public (l’État), tandis que les autres viendront en soutien, car les violences subies par ces femmes relèvent d’un problème comportemental. Pour que ces comportements évoluent, il est nécessaire de sensibiliser et d’éduquer dès le plus jeune âge sur les bonnes valeurs morales.

En tant que leaders et responsables de plusieurs organisations féminines, Claudine Béla annonce que, cette année, dans la province de la Tshopo, au-delà de l’activité officielle, plusieurs événements seront organisés pour éveiller la conscience des femmes.

Cela inclut des conférences pour examiner les accords signés et déterminer ce que les femmes de la Tshopo peuvent en retirer, des journées de réflexion, des séances de sensibilisation sur l’éveil patriotique, ainsi que des campagnes médiatiques.

C’est une occasion pour faire un bilan sur le taux de participation des femmes dans la gestion des affaires publiques et évaluer si elles connaissent leurs droits et en bénéficient réellement.

Dans le cadre du programme She-Lead, qui accompagne les jeunes filles et femmes, Claudine Béla prévoit également des activités de sensibilisation, d’éducation et de mobilisation pour celles qui restent désintéressées. Cela vise également à prévenir les conflits violents.

Enfin, elle souligne qu’il est crucial de ne pas abandonner les femmes qui ne participent pas à cette lutte, mais plutôt de les sensibiliser pour qu’elles rejoignent le mouvement. Elle conclut en lançant un message à toutes les femmes de la Tshopo : continuez à œuvrer et à lutter pour votre autonomie. Une femme qui n’est pas autonome sur le plan financier, économique, moral et psychologique est une femme malheureuse.

Eunice Ifanda

Rédaction
+243852402006

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