Micheline Ombae : Une voix de vérité et d’action contre les violences basées sur le genre en RDC

Micheline Ombae : Une voix de vérité et d’action contre les violences basées sur le genre en RDC

Dans un cadre empreint de solennité,Mme Micheline Ombae Kalama, Ministre du Genre, Famille et Enfant de la République Démocratique du Congo, a présenté ce jeudi 11 décembre 2025 à l’hôtel Belle vie, le Rapport cumulé sur l’ampleur des violences basées sur le genre (VBG) couvrant la période 2021-2024.

Ce document, fruit d’un travail rigoureux et courageux, se veut bien plus qu’un rapport : il est une boussole nationale, une feuille de route pour l’action urgente et coordonnée.

Dès l’ouverture de son allocution, la Ministre a placé son intervention sous le signe de la gratitude et de la responsabilité, rendant grâce à Dieu et saluant l’engagement des équipes qui, sur le terrain, ont recueilli les données dans les villages meurtris, les camps de déplacés, les hôpitaux et les communautés les plus isolées.

Elle a rappelé avec force que les violences basées sur le genre demeurent une « plaie béante », particulièrement dans l’Est du pays, où l’instabilité chronique et les conflits armés aggravent la vulnérabilité des femmes et des filles.

Hommage aux autorités et engagement gouvernemental

La Ministre a tenu à rendre hommage au Président de la République,Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ses efforts constants en faveur de la paix, ainsi qu’à la Première Ministre,Mme Judith Suminwa Tuluka, dont l’implication déterminante a permis de mener à terme ce travail essentiel. Elle a souligné que ce rapport témoigne non seulement de la douleur vécue par les survivantes, mais aussi de la résilience collective et de la volonté inlassable du Gouvernement de renverser la tendance.

Des données pour agir

Le rapport met en lumière les multiples facteurs de risque : promiscuité dans les sites de déplacés, manque d’éclairage, longues distances pour l’eau ou le bois de chauffe, absence de dispositifs sécurisés dans les abris et latrines, insécurité alimentaire poussant certaines femmes et filles vers des stratégies de survie tragiques.

Face à ces réalités, la Ministre appelle à une action holistique et multisectorielle : prévention renforcée, prise en charge médicale, psychosociale, juridique et socio-économique, ainsi que consolidation des mécanismes nationaux de coordination.

Avec une conviction ferme, Micheline Ombae a insisté sur la nécessité d’inscrire durablement les Centres Intégrés de Prise en Charge des Survivantes dans les allocations budgétaires nationales. « C’est une question de souveraineté. C’est une question de dignité. C’est une question de justice », a-t-elle martelé, affirmant que la lutte contre les VBG ne peut rester tributaire de projets ponctuels.

En conclusion, la Ministre a exhorté l’ensemble des acteurs, institutions, partenaires, société civile et citoyens à transformer les chiffres en actions, les engagements en victoires, les douleurs en renaissances. Elle a fait de ce rapport un véritable pacte de solidarité et un levier pour une action urgente et durable.

« L’avenir de nos femmes, l’avenir de nos enfants, l’avenir de notre Nation en dépend », a-t-elle affirmé avec force.

Élie Basumbikwa

Rédaction
+243852402006

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