
Kisangani : le Parti Politique Nouvel Élan défend la réforme constitutionnelle et mobilise autour des FARDC
Le parti politique Nouvel Élan a tenu, ce dimanche 31 mai 2026, un important meeting populaire à la Place des Martyrs de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Devant une foule de militants, sympathisants et curieux, les responsables du parti ont présenté leur analyse de plusieurs enjeux nationaux, notamment la situation sécuritaire du pays et la question de la réforme constitutionnelle.
Prenant la parole au cours de cette manifestation politique, le président fédéral du parti dans la Tshopo, Me Blaise Iyamba, a indiqué que deux messages majeurs étaient au cœur de cette rencontre avec la population boyomaise.
« Le premier message est un appel au soutien des institutions de la République ainsi qu’aux FARDC qui se battent chaque jour pour défendre l’intégrité territoriale de notre pays. Le second concerne la réforme constitutionnelle, un débat que notre parti porte depuis plusieurs années », a-t-il déclaré.

S’exprimant sur la position du Nouvel Élan concernant une éventuelle révision ou un changement de la Constitution, Me Blaise Iyamba a rappelé que son autorité morale, Adolphe Muzito, participe actuellement à la gestion du pays dans le cadre du gouvernement de large union nationale voulu par le Président de la République.
« Lorsqu’il s’agit de réfléchir à l’avenir du pays et aux grandes orientations de notre nation, aucun Congolais ne devrait être exclu du débat. La Constitution fait partie des questions qui concernent l’ensemble du peuple congolais », a soutenu le président fédéral.
Selon lui, la réflexion sur la réforme constitutionnelle ne constitue pas une nouvelle revendication du parti. Il affirme que cette question figurait déjà parmi les propositions défendues par le Nouvel Élan lors des élections générales de 2023.

Les dirigeants du parti estiment que la Constitution du 18 février 2006, révisée en 2011, comporte plusieurs limites tant sur la forme que sur le fond.
« Cette Constitution est née dans un contexte particulier de transition politique. Nous pensons qu’il est nécessaire d’engager une réflexion sur un texte qui émane davantage de la volonté souveraine du peuple congolais », a expliqué Me Blaise Iyamba.
Sur le fond, le Nouvel Élan évoque plusieurs défis structurels auxquels le pays reste confronté, notamment les questions foncières et la sécurisation des terres au profit des communautés locales.
« La problématique de la terre est fondamentale pour notre développement. Nous estimons que plusieurs questions méritent aujourd’hui un débat national approfondi afin d’adapter notre cadre institutionnel aux réalités du pays », a-t-il ajouté.
Sans préciser les dispositions constitutionnelles visées par une éventuelle réforme, les responsables du parti insistent sur la nécessité d’un dialogue ouvert et inclusif autour de l’avenir institutionnel de la République Démocratique du Congo.

À travers ce meeting populaire, le Nouvel Élan a réaffirmé sa disponibilité à participer à tout processus de réforme ou de changement constitutionnel qui serait conduit dans le respect de la souveraineté populaire et de l’intérêt supérieur de la nation.
Cette activité s’inscrit dans la stratégie de mobilisation politique du parti à travers le pays, à un moment où le débat sur les réformes institutionnelles continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique congolaise.
Blaise MUSSA
Rédaction
+243852402006
