
Entre problèmes d’infrastructure, de finance et d’encadrement : l’EUBAKIS appelle mécènes, hommes d’affaires et FEBACO à la rescource pour relever le basket-ball à Kisangani
En assemblée générale ordinaire tenue le jeudi 05 février 2026, l’Entente Urbaine de Basket-ball de Kisangani (EUBAKIS), a présenté son rapport de la saison passée. Un rapport qui fait état des problèmes majeurs auxquels l’EUBAKIS fait face, quasiment toutes les saisons précédentes, quant à ce qui concerne l’organisation du championnat urbain de Basket-ball de Kisangani.
De l’infrastructure
L’EUBAKIS décrit le manque et l’état de vétusté énorme et considérable du stadium de Kisangani. Du portail d’entrée aux toilettes du stadium, en passant par les vestiaires, l’aire du jeu, la tribune centrale et les gradins du pourtour. D’après le rapport, les vestiaires du stadium servent même des habitations pour certains gens.
Les matériels techniques tels que les ballons, les chronos, les filets, les sifflets, …et le matériel du jeu tel que le marqoire électronique font tellement défaut à l’EUBAKIS. Ceci ne permet pas à l’entité d’organiser dignement le championnat local de Basket-ball de Kisangani. En cela, s’ajoute le problème de l’eau et de l’électricité dans le stadium qui en manque cruellement.
Dans ce même ordre d’idée, l’EUBAKIS a souligné l’absence de terrains de Basket-ball dans la ville. La possible fermeture du terrain de l’Athénée s’annonce et se perçoit comme une menace à l’évolution de cette discipline à Kisangani, dont l’appelle de ne pas le fermer a été lancé par le président de l’EUBAKIS.
L’EUBAKIS en fait de toutes ces difficultés son projet d’avenir. Plus tard, l’entité rêve la construction d’un stadium remplissant les normes olympique appropriées à Kisangani, et la régularisation de tous ces problèmes.
De la finance
Le financement constitue une première enormissime difficulté pour l’organisation du championnat local de Basket-ball de Kisangani. Une enormissime difficulté pour l’EUBAKIS tout comme pour les clubs. Selon le comité de l’entité, certaines équipes avait du mal, la saison passée, à payer même le frais de participation mais aussi le frais de licence des joueurs.
Dans le volet financier, la mobilisation de fonds par la contribution des membres, le frais ad hoc des clubs, recettes des matchs, les amandes administratives, dons et legs, l’Entente Urbaine de Basket-ball de Kisangani rapporte avoir réuni 2.166 dollars américains toute la saison. Et dont 1.806,76 $ dépensés pour le bon déroulement du championnat du début à la fin et 359, 24 $ soldés.
Pour régler tous les maux qui rongent le championnat local de Basket-ball et l’EUBAKIS, l’entité fait appel aux grands mécènes, aux hommes d’affaires, aux sociétés et entreprises, et à la fédération de Basket-ball du Congo (FEBACO) de lui « venir en aide ».
En tout, l’Entente Urbaine de Basket-ball de Kisangani évalue à 160.000 dollars américains le coût de l’amélioration des conditions du championnat local de Basket-ball de Kisangani.
Des encadreurs certifiés
Les jeunes talents basketteurs de la ville de Kisangani et de la province de la Tshopo manquent d’encadrement par les entraîneurs certifiés dans le domaine de Basket-ball. Ils se contentent des formations leur présentées par les non qualifiés. Une préoccupation majeure pour l’évolution de la discipline évoquée à cette assemblée générale ordinaire.
Faute de moyens financiers, le souci majeur des équipes est de voir l’EUBAKIS leur trouver, au besoin, même trois entraîneurs qualifiés. Et l’entité soulève également le même problème financier de sa part pour répondre aux besoins de développer ce sport localement.
Ce manque d’entraîneurs qualifiés s’est fait sentir dernièrement lors du déroulement de la coupe du Congo à Lubumbashi où l’équipe qui a représenté la province de la Tshopo n’a pas satisfait.
Dans son mot d’ouverture, le président de l’EUBAKIS, Fabrice Kazadi Mbaya, a clarifier l’ambition de l’Entente Urbaine de Basket-ball à Kisangani.
« Cette année notre ambition est claire : renforcer la compétition de nos clubs à travers une meilleure organisation du championnat, promouvoir la formation des jeunes talents afin que Kisangani demeure le levier reconnu au niveau national, valoriser l’éthique sportive en mettant en avant le respect, le faire-play et la transparence dans toutes nos activités », a fait savoir Fabrice Kazadi Mbaya.
Vincent MASHAURI
Rédaction
+243852402006
