
Kisangani : Célébration de la 3ème Commémoration de Genocost avec une Messe d’action de grâce et un Appel au Devoir de Mémoire
En ce jour marquant la troisième journée nationale du génocide congolais pour des fins économiques, connu sous le nom de Genocost, une messe d’action de grâce a été célébrée le samedi 02 août 2025 à la paroisse cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire. Cet activité a rassemblé les autorités politico-administratif, les membres du conseil de sécurité pour rendre hommage aux victimes des atrocités commises au cours des dernières décennies.
Avant la messe, un moment poignant de recueillement a eu lieu, au cours duquel des germes de fleurs ont été déposés au cimetière de 6 jours par le vice-gouverneur de la province, Didier Lomoyo Iteku. Ce geste symbolique souligne l’importance du souvenir et du respect envers ceux qui ont perdu leur vie dans des circonstances tragiques.
Dans son homélie, l’abbé Alain Banga a tiré des enseignements du livre de la Sagesse et de l’Évangile selon Mathieu. Il a déclaré : « La parole de Dieu nous rappelle qu’en ce jour, les âmes justes sont dans la main de Dieu… Leur sang n’a pas été versé en vain. Le Seigneur est trop proche de cœurs brisés, des esprits abattus. Oui, le Seigneur est proche des victimes », soulignant ainsi la nécessité de garder vivante la mémoire des disparus.
Le prêtre a appelé à un engagement citoyen, affirmant que ce jour doit être un moment de réflexion et de mobilisation pour que les crimes passés ne tombent pas dans l’oubli. « Ce n’est pas une victoire ni une fête, mais une mémoire laissée », a-t-il précisé.
Le vice-gouverneur Didier Lomoyo Iteku, représentant le gouverneur Paulin Lendongolia, a exprimé sa profonde compassion envers toutes les familles touchées par ces horreurs. « Que les âmes de tous nos enfants, de toutes nos sœurs, de tous nos frères, de toutes nos épouses et de nos époux reposent en paix », a-t-il déclaré, réaffirmant son engagement à honorer leur mémoire.
Il a également exhorté les Tshopolais en général, et les Boyomais en particulier, à prendre conscience de l’importance du devoir de mémoire. « Les millions de vies perdues doivent être documentées et retenues, afin que cette journée soit reconnue au niveau mondial », a-t-il insisté.
Cette commémoration souligne non seulement la nécessité de se souvenir des victimes du génocide, mais également l’importance de la justice et de la réconciliation pour construire un avenir meilleur. Les témoignages poignants de ceux qui ont perdu des êtres chers rappellent à tous que la mémoire porte en elle le poids de l’histoire et l’espoir d’une paix durable.
Vincent M
Rédaction
+243852402006
