
Violences lors d’une marche pacifique des jeunes militants à Kinshasa
Dans une tournure tragique des événements, une marche pacifique organisée par des jeunes militants de la Lucha à Kinshasa a été brutalement réprimée par les forces de sécurité, alors qu’ils tentaient de déposer un mémorandum au ministère des Sports.
Les manifestants avaient débuté leur parcours à Kassavubu, empruntant le boulevard Triomphal dans l’espoir de faire entendre leurs revendications.
Malgré une demande préalable adressée au maire de la ville pour l’organisation de cette marche, les participants ont été dispersés, et plusieurs d’entre eux ont subi des violences attribuées à des éléments de la force du progrès.
Selon des témoignages recueillis sur place, les manifestants ont été attaqués par des milices dirigées par Didier Boudimou, avec des rapports faisant état de sévices physiques et de séquestrations.

« Nous avions prévu notre manifestation et nous avions bien informé les autorités. À notre grande surprise, nous avons été attaqués par la force du progrès. Nous avons été torturés, séquestrés, dépouillés de nos biens et tabassés », a déclaré l’ un des manifestants, visiblement choqué par la tournure des événements. Plusieurs personnes ont été blessées lors de l’incident, et un cri de cœur a été lancé contre la police nationale congolaise, accusée d’abandonner les manifestants à leur sort.
Les militants ont exprimé leur déception face à l’inaction des forces de l’ordre qui, au lieu de les protéger, ont semblé favoriser leurs agresseurs. « Nous aurions préféré que la police nous arrête plutôt que de nous laisser à la merci de la force du progrès », a ajouté un autre manifestant.
En dépit de cette agression, les membres de la Lucha ont fait part de leur détermination à continuer leur lutte : « Si aujourd’hui ils ont préparé 200 personnes pour nous attaquer, nous serons cinq fois plus nombreux lors de la prochaine mobilisation.
Nous ne céderons pas », ont-ils déclaré, promettant de multiplier les actions et de faire entendre leur voix afin de résilier des contrats qu’ils jugent inutiles pour l’avenir de la République.
Ces événements soulèvent de sérieuses questions sur le respect des droits de l’homme et la liberté d’expression à Kinshasa, et la situation demeure à surveiller de près dans les jours à venir.
La Lucha appelle à une prise de conscience et soutient qu’ils continueront à se battre pour la justice et l’équité en dépit des violences qu’ils ont subies.
Rédaction
+243852402006
