Kisangani | Culture : quand le salon littéraire devient un espace de partage culturel à travers les mots, les phrases, les idées et les histoires

Kisangani | Culture : quand le salon littéraire devient un espace de partage culturel à travers les mots, les phrases, les idées et les histoires

Un moment fort de lecture et de partage culturel à traverser le roman, mais aussi les mots, les phrases, les idées et les histoires s’est vi à l’espace culturel Ngoma au cours d’un « Salon littéraire », ce samedi 27 décembre 2025, entre les jeunes lecteurs de Kisangani passionnés de lecture.

Un salon littéraire organisé par le groupe «Kis-Slam», et consacré au roman de Jean d’Amérique intitulé : « Soleil à coudre ».

Le roman raconte l’histoire de Silence, une jeune fille de 12 ans, tombée amoureuse d’une autre jeune fille au nom de Tête Fêlée, dans un bidonville Haïtien. Mais malheureusement pour Silence, son amour ne sera jamais exprimé à la personne qu’elle désire, qui est d’ailleurs un amour interdit dans la société. Après la mort de son père, Silence est partie avec sa mère en New York.

Une histoire qui est devenue un dilemme un peu plus tard, située les personnages entre la poursuite de l’amour ou la vengeance. Puisque la narratrice voulait suivre Silence en New York, mais elle va découvrir dans un livre lui offert par son père une petite lettre dans laquelle Silence affirme, qu’effectivement, que c’est la personne qu’elle ’aime c’est elle l’assassin de son père, et promet un retour de vengeance.

Les jeunes présents à ce Salon littéraire ont nourri et partagé de réflexions autour de ce roman, montrant leur intérêt à la lecture mais également leur envie de se cultiver au travers les livres. Ce qui n’est pas, malheureusement, encore le cas pour la majorité des jeunes de Kisangani, a soutenu le bibliophile et poète Justice Kangamina, l’un de paneliste à ce Salon littéraire, à l’issue de l’activité.

« Non, beaucoup des jeunes à Kisangani ne lisent presque pas. Et ce n’est pas de leur faute, nous n’avons pas de bibliothèques nous n’avons pas de salles de lecture. Et même les quelques rarissime bibliothèques ou salles de lecture qui ont existé ont fermé pour manque de soutien aussi pour beaucoup de taxes par certains services de l’État », a affirmé Justice Kangamina

Mais je pense qu’avec de Salon littéraire pareil nous pouvons, d’une certaine manière, faire germer cette graine de la littérature boyomaise pour inciter certains jeunes à lire. Pour que la jeunesse fasse de la lecture une habitude quotidienne, il faudrait dès l’école inciter les enseignants, surtout de français, à leur apprendre à lire des livres, a-t-il ajouté.

Selon le constat, certaines écoles manquent même des livres, ce qui rend compliquer l’amour de la jeunesse boyomais à la lecture. La littérature n’est pas encore épanouie à Kisangani, elle reste freiner par beaucoup des réalités, notamment, le manque de modèle pour les jeunes et d’opportunités d’avoir un livre à la main, pense pour sa part Patrick Isamene, qui propose la création des activités littéraire pour aider la jeunesse à s’immerger dans la lecture.

Dans mon quotidien c’est que ce Salon littéraire m’apporte, d’abord, je vais améliorer ma résilience ma créativité, je vais chercher un pilier pour coudre aussi mon soleil, du genre donner de la brillance à l’obscurité, à déclaré au sortir de la salle Chris Piame l’un de participants, qui appelle les jeunes à chercher la connaissance dans la lecture. Ce Salon littéraire m’a permis de voir beaucoup d’aspects de ce roman évoqués par les autres dans leurs manières de voir et de dire les choses, avoue Jean-Paul Bonyamsi Bonyambala, un autre participant.

Vincent MASHAURI

Rédaction
+243852402006

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